05.05.2012

Le Japon arrête son dernier reacteur nucleaire

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Le processus d’arrêt du dernier reacteur actif au Japon a debute samedi, en vue d’une campagne de maintenance de plusieurs mois, reduisant à neant la part de l'energie nucleaire un an après la catastrophe de Fukushima.

Le seisme et tsunami du 11 mars 2011 ont engendre un enorme accident dans le complexe atomique Fukushima Daiichi, le plus grave depuis Tchernobyl. Afin de compenser l absence totale d energie nucleaire, qui representait avant le drame de Fukushima près de 30% de la production d electricite avec 50 reacteurs, les operateurs augmentent massivement leurs importations de petrole et de gaz naturel liquefie pour leurs centrales thermiques.

Frederic Gaspoz

23.02.2012

150'000 personnes exposées au risque nucléaire

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Essais nucléaires français : 150'000 personnes exposées


150.000 civils et militaires ont participé aux 210 essais nucléaires français conduits de 1960 à 1996 au Sahara algérien et en Polynésie française.

La loi du 5 janvier 2010 établit les règles d'indemnisation des victimes des essais français. Elle concerne notamment les vétérans et les populations civiles exposés aux essais qui ont depuis développé un cancer.

Toutes les demandes d'indemnisation des personnes victimes des essais nucléaires conduits par la France vont être réexaminées. Le ministère de la défense reconnaît les conséquences sanitaires des essais nucléaires et assume ses responsabilités vis-à-vis des victimes.

Une médaille commémorative sera créée pour les vétérans qui ont été exposés au risque nucléaire durant les essais.

Frederic Gaspoz

@frederic gaspoz

Politique nucléaire française

La stratégie de la France en 1960 est fondamentalement défensive. Elle consiste dans la dissuasion, qui a pour objectif d'empêcher la guerre. Cette doctrine, élaborée par le général de Gaulle à l'époque de la guerre froide (la dissuasion du faible au fort) a dû s'adapter à un contexte stratégique marqué par la disparition de la menace soviétique en Europe.

Le premier essai, qui était nommé "Gerboise bleue", du 13 février 1960, ainsi que les trois suivants : "Gerboise blanche" du 1er avril 1960, " Gerboise rouge" du 27 décembre 1960 et "Gerboise verte" du 25 avril 1961, ont été effectués à partir d'une tour sur le site de Reggane (Algérie). Selon certaines indications, et en particulier celles du physicien Yves Rocard qui assistait à ces expériences, les explosions eurent lieu à 100 mètres d'altitude, la moitié supérieure de la boule de feu orientée vers l'air libre et la moitié inférieure vers le sol tout proche.

S'ils ont bien été réalisés dans ces conditions, les quatre essais aériens de Reggane ont été à l'évidence très polluants.

En effet, de l'aveu même des autorités responsables des essais : "Pour des explosions à faible altitude, la terre, l'eau, des débris divers sont aspirés et forment une colonne verticale entre le sol et la sphère de gaz chauds qui prend l'aspect d'un nuage." Les aérosols fortement radioactifs produits par l'explosion restent en suspension dans la troposphère ou dans la stratosphère pendant des années mais "les fractions lourdes, aérosols d'un diamètre supérieur à 50 microns, se déposent assez rapidement..."

Le rapport annuel du Commissariat à l'Energie Atomique (créé par le général de Gaulle) de 1960 montre d'ailleurs l'existence d'une zone contaminée de 150 km de long environ et les instructions remises aux participants de l'opération Gerboise bleue précisaient bien les conditions dans lesquelles on pouvait entrer et sortir de "la zone contaminée". Cela confirme bien que certaines régions proches du lieu du tir devaient receler une dose significative de radioactivité.

Ces premières expériences ont contaminé de vastes zones entre l'Algérie et le Tchad, aujourd'hui délimités par quelques barrières dérisoires. Les habitants du désert passent régulièrement à côté dans l'ignorance du danger. Pas plus que les militaires en manoeuvres, ils n'ont été mis au courant des risques des radiations.

La France se dotera ensuite de l'arme thermonucléaire (premier essai en 1968) et de toute la panoplie moderne de vecteurs : missiles terrestres, bombardiers de la force aérienne stratégique et sous-marins lanceurs d'engins. Elle devient ainsi la troisième puissance nucléaire derrière les Etats-Unis et l'URSS, avec cependant une capacité de feu très éloignée de celle des deux grands.


L'histoire de la Force de dissuasion nucléaire française, aussi nommée Force de frappe, commence officiellement en 1958, pendant la Guerre froide, lorsque le général de Gaulle décide de doter la France d'une force de dissuasion nucléaire.

Sommaire:
1. Objectifs
2. Historique
3. Mise en place des forces nucléaires
4. Description
5. Contestation
6. Notes et références
7. Voir aussi

France
Arsenal nucléaire

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Programme

Date de lancement

1954

Premier essai nucléaire

13 février 1960

Premier essai Bombe H

24 août 1968

Dernier essai nucléaire

27 janvier 1996

Statistiques

Charge nucléaire la plus élevée

2,6 Mt (testée le 24 août 1968)

Nombre maximal d'armes nucléaires

~ 500 dans les années 1980

Nombre total d'essais nucléaires

210 détonations

Arsenal courant

En 2004, ~ 350

Portée maximale

8 000 kilomètres (sous-marin)

Traités internationaux

Traités signés

TNP (1968)

1. Objectifs

La base de la doctrine française est la volonté de conférer à l’arme nucléaire un rôle fondamentalement politique. Il s’agit « d’empêcher la guerre » : l’arme nucléaire ne saurait être un moyen de coercition ou une « arme d’emploi », c’est-à-dire une arme utilisable au même titre que les autres. Mais il s’agit également de pouvoir affirmer, sur la scène internationale, que la France ne dépend d’aucune autre puissance pour ce qui est de sa survie.

Une directive présidentielle du 16 décembre 1961 demandait que les forces nucléaires soient capables « d’infliger à l’Union soviétique une réduction notable, c’est-à-dire environ 50 %, de sa fonction économique ».

L'attaque de la France ne saurait ainsi se montrer rentable. Une déclaration au commencement du projet de Charles de Gaulle explique cet objectif : « Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu'on n'attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu'il y eût 800 millions de Français »[réf. nécessaire].

Dans ses mémoires, l'ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing mentionne un ordre de grandeur analogue, en précisant qu’il avait retenu « comme objectif pour notre frappe stratégique la destruction de 40 % des capacités économiques de l’Union soviétique situées en deçà de l’Oural et la désorganisation de l’appareil de direction du pays » [1] .

Au début des années 1980, la capacité effective de destruction minimale était de l’ordre de 35 % de la population et de 45 % de la capacité de production industrielle de l'URSS [2] .

Le 19 janvier 2006, le président de la République Jacques Chirac, en déplacement sur la base de sous-marins nucléaires de l'Île-Longue, confirme (suite à son discours de juin 2001) que l'utilisation de l'arme nucléaire contre « les dirigeants d'États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous » et également « à ceux qui envisageraient d'utiliser des armes de destruction massive » pourrait être envisagée. Cependant, il insiste bien sur le fait que l'arme nucléaire n'est pas une arme conventionnelle. Et que la France, dans l'optique de limiter au maximum l'impact sur les civils, se dote de missiles ayant plus de souplesses, de flexibilités et de précisions, comme le missile M-51 (mer-sol) et l'ASMP (air-sol).

Dans ce discours, le président Chirac a notamment précisé que les intérêts vitaux de l'État, défendus par la force de frappe, comprennent notamment — les intérêts vitaux ne sont jamais définis ouvertement — les pays alliés de la France, ouvrant ainsi la voie à une véritable défense européenne.

Le 21 mars 2008, le président de la République Nicolas Sarkozy se fait le défenseur de la stabilité des conceptions françaises en matière de dissuasion nucléaire, qui demeure « objective » en ce sens qu'elle se positionne « tous azimuts », excluant les frappes préventives, puisqu'elle est « strictement défensive » [3] .

2. Historique

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Représentation de l'AN-11, la première bombe atomique opérationnelle française, elle fut portée par les Mirage IV et son premier test eut lieu en 1964. 
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Le Pluton, missile préstratégique

C'est avec l'ordonnance 45-2563, du 18 octobre 1945 (presque trois mois après l'explosion des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki), signée par le général de Gaulle, qu'est créé le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Cet établissement a pour mission d'effectuer des « recherches scientifiques et techniques en vue de l'utilisation de l'énergie atomique dans les divers domaines de la science, de l'industrie et de la défense nationale ».

Les forces françaises eurent l'occasion de s'exercer au maniement d'armes nucléaires avec des armes tactiques américaines dans le cadre de l'OTAN sous double clefs dans les années 1950 et 1960. La 11e escadre de chasse équipé de North American F-100 Super Sabre de l'armée de l'air française entre 1963 et 1964 [4] , les divisions mécanisées modèle 59 qui avaient 2 batteries de 2 MRG-1 Hornest John, et 8 batteries de missile sol-air MIM-14 Nike-Hercules armées par les 520e et 521ème Brigade d’Engins des Forces françaises en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg de 1960 à 1966 [5]

Après l'échec de la Communauté européenne de défense, dont le traité impliquait que la France renonçât au nucléaire [6] , mais qui fut refusé par l'Assemblée nationale le 30 août 1954, le président du Conseil Pierre Mendès France signe le 26 octobre 1954 le décret instituant une Commission supérieure des applications militaires de l'énergie atomique et, le 4 novembre, un arrêté créant au sein de celui-ci un Comité des explosifs nucléaires présidé par le général Jean Crépin avec comme secrétaire et rapporteur le professeur Yves Rocard, démarrant officiellement le programme nucléaire militaire français [7] .

3. Mise en place des forces nucléaires

En 1959 est créée la Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques (SEREB), le mandataire de l'État et maître d'œuvre des futurs systèmes d'armes de la Force nucléaire stratégique (FNS). Un an plus tard, la SEREB collabore avec les sociétés Nord-Aviation et Sud-Aviation et établit les programmes des « Études balistiques de base » (EBB), dits des « Pierres Précieuses ». Ils sont destinés à acquérir les technologies nécessaires à la réalisation de la FNS. C'est aussi en 1959 que le premier bombardier Mirage IV, construit par Dassault, est présenté en vol au général de Gaulle lors du salon du Bourget, à peine trois années après la signature du projet.

Et le 13 février 1960 a lieu le premier essai français d'une bombe A à Reggane, dans le Sahara algérien. Suivi en 1961 par l'essai en vol de la fusée AGATE, première de la série des « Pierres Précieuses » au Centre d'essais d'engins spéciaux créé le 24 avril 1947 à Colomb-Béchar en Algérie française.

En 1963, le gouvernement français opte pour la réalisation de deux nouveaux systèmes d'armes, terrestre et naval, avec :

·        des missiles sol-sol à tirer d'un silo : le SSBS.

·        des missiles mer-sol à tirer d'un sous-marin à propulsion nucléaire : le MSBS,

L'année 1964 marque le début de la permanence de la dissuasion nucléaire française. En effet, le 14 janvier, les Forces aériennes stratégiques sont créées. En février, le premier Mirage IV et le premier avion ravitailleur Boeing C-135 arrivent dans les forces. En octobre, la première prise d'alerte par un Mirage IV, armé de la bombe AN-11, et un avion ravitailleur C-135F a lieu sur base aérienne de Mont-de-Marsan (40). La triade arme nucléaire, avion vecteur et avion de projection est alors opérationnelle.

Au printemps 1966, avec 9 escadrons de Mirage IV, l'ensemble de la 1ere composante de la force de dissuasion est réalisée.

Le 24 août 1968 a lieu le premier essai d'une bombe H, sur l'atoll de Mururoa dans l'océan Pacifique.

 

 

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Le Redoutable, le 1er sous-marin nucléaire français.

Les États-Unis partagent secrètement le dispositif de sécurité et d'armement avec la France dans les années 1970 [8] .

La première unité opérationnelle de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur le plateau d'Albion est mise en service le 2 août 1971 avec 9 SSBS S2, la seconde le 23 avril 1972 [9] .

Le 1er décembre 1971 entre en service le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Redoutable.

En octobre 1972, deux escadrons de Mirage IIIE de la 4e escadre de chasse de la forces aériennes tactiques (FATac) se voient confier la mission nucléaire tactique avec l’arrivée de la bombe AN 52 [10]

En 1973, 60 Mirage IV répartis sur 9 bases sont désormais en alerte [11] .

Le 1er mai 1974, le premier des 5 régiments de missiles Pluton entrent en service dans l'armée de terre française.

Le 1er octobre 1974, 2 escadrons de SEPECAT Jaguar de la 7e escadre de chasse sont déclarée officiellement nucléaire tactique. Ils seront rejoint dans cette mission par un troisième escadron le 1er janvier 1981. Un escadron abandonnera ce rôle à partir du 31 juillet 1989 suivi par les 2 derniers le 31 août 1991 [12] .

Le 10 décembre 1978, le porte-avions Clemenceau reçoit, suite à une IPER, la qualification nucléaire : un local spécial pour l'embarquement de quatre ou cinq armes nucléaires AN-52 pouvant être utilisé par les Super-Étendard de la Marine nationale y était aménagé [13] ; entre 1980 et 1981, c'est le Foch qui est à son tour aménagé dans cette fonction pour une prise opérationnelle de service le 15 juin 1981 [14] [15] .

Durant les années 1980, la Force de frappe atteint son maximum avec environ 500 ogives nucléaires :

·        Six SNLE basés à l'Île-Longue dans la rade de Brest emportant 384 têtes sur 64 missiles MSBS. En novembre 1987, les SNLE représentent une puissance de destruction de 44 mégatonnes [16] ;

   

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Un missile S3 au
musée du Bourget.

·        18 missile S3 basés sur la base aérienne 200 Apt-Saint-Christol au plateau d'Albion dont la première unité opérationnelle a été mise en service le 1er juin 1980 et la seconde le 31 décembre 1982;

·        30 missiles Pluton dans 5 régiments d'artillerie de l'Armée de Terre, le missile Hadès devait le remplacer ;

·        une soixantaine de missiles air-sol ASMP et de bombes nucléaires pouvant être utilisés par les Mirage IV (34 en ligne en 1983 [17] ), Mirage 2000N, Dassault Jaguar de l'Armée de l'air et les Super-Étendard de la Marine nationale.

Le 11 septembre 1991, le Président de la République annonce le retrait anticipé des missiles Pluton dont les derniers seront retiré le 31 août 1993.

Le 8 avril 1992, le président François Mitterrand annonce la mise en place d'un moratoire sur les essais nucléaires. Le 13 juin 1995, nouvellement élu, le président Jacques Chirac annonce que huit essais nucléaires auront lieu de septembre 1995 à janvier 1996. Ces essais ont pour but de récolter assez de données scientifiques pour simuler les futurs essais. Une vague de contestation internationale a lieu. Le 29 janvier 1996, dans un communiqué, la présidence annonce, après le sixième essai (qui a eu lieu le 27 janvier sur l'atoll de Fangataufa en Polynésie) sur les huit prévus à l'origine, que la France met fin aux essais nucléaires. Avec ce dernier tir, c'est 210 explosions qui ont été réalisées par la France depuis l'acquisition de l'arme atomique en 1960.

Suite à la fin de cette dernière campagne de tests, la France signe le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) le 24 septembre et démantèle ses installations de tests dans le Pacifique. Le Parlement ratifie le TICE le 6 avril 1998, engageant ainsi la France à ne plus jamais réaliser d'essais nucléaires.

En 1996, les 18 silos de missiles sol-sol du plateau d'Albion dans le Vaucluse sont désactivés.

4. Description

4. 1. Les sites

Les lieux de fabrication des têtes nucléaires, du commandement, ainsi que les bases des vecteurs nucléaires sont situés à différents endroits sur le territoire français :

·        Poste de commandement Jupiter au palais de l'Élysée (commandement pour l'ensemble des forces nucléaires françaises) ;

·        Mont-Verdun et Taverny (commandement de la Force Aérienne Stratégique) ;

·        Mont-de-Marsan (base aérienne 118) ;

·        Istres (base aérienne 125) : Mirages 2000N et ravitailleurs C-135FR ;

·        Valduc (site de fabrication des têtes nucléaires) ;

·        l'Île-Longue (près de Brest) (base de la Force océanique stratégique française (FOST) ;

·        le plateau d'Albion (18 silos de missiles sol-sol et une base aérienne) (démantelé en 1996) ;

·        la Base d'aéronautique navale de Landivisiau, où siègent les Super-Étendard armés de missiles ASMP.

4. 2. Armes

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Comparaison des systèmes d'armes : à gauche, SNLE équipé du missile M4. À droite, SNLE-NG équipé du missile M45 et le futur missile M51

Au 15 août 2004, l'Observatoire des armes nucléaires françaises estime [18] (car il n'existe aucune donnée rendue publique) l'état des forces nucléaires françaises à 348 têtes nucléaires, dont :

·        4 sous-marins embarquant 16 missiles chacun, pour un total de 288 têtes (six par missile), réparties en trois lots de 96 chacun :

o   Classe Le Triomphant (SNLE-NG)

o   Le Téméraire (SNLE-NG)

o   Le Vigilant (SNLE-NG)

o   Le Terrible (SNLE-NG)

En règle générale, les quatre SNLE se relaient pour des missions de patrouilles de 10 semaines environ. La puissance nucléaire totale par sous-marin est équivalente à 1 000 fois la puissance de Little Boy largué sur Hiroshima [19] .

·        60 missiles air-sol ASMP :

o   50 sur Mirage 2000N

o   10 sur Super-Étendard

Le poste de commandement se trouve au palais de l'Élysée, au « PC Jupiter ». Le président de la République dispose d'un PC mobile lors de ses déplacements à l'étranger.

Seul le président de la République a connaissance des codes de lancement des armes. Ces codes sont remis de façon confidentielle à son successeur lors de la passation de pouvoir.

4. 3. Principaux programmes en cours

Plusieurs programmes sont en cours en 2008 :

·        la poursuite de la construction des sous-marins nucléaires de nouvelle génération (SNLE-NG)

·        le développement du nouveau missile air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A) dont la livraison débute en 2008

·        l'entrée en production du missile balistique M-51, prévu pour 2010

·        démantèlement depuis fin 1997 des deux sites de production de matières fissiles de qualité militaire (Marcoule pour le plutonium militaire et Pierrelatte pour l'uranium hautement enrichi).

·        les différents équipements du programme Simulation, gérés par le CEA. Ce programme doit permettre la mise au point des futures têtes nucléaires, dont la validation se passera d'essais en vraie grandeur, à l'aide du supercalculateur TERA-10, du Laser Mégajoule et de l'installation Airix.

4. 4. Budget

Depuis la chute de l'Union soviétique et le changement dans la doctrine de la dissuasion nucléaire qui en a découlé, le budget du maintien de la Force de frappe a été réduit :

Évolution des crédits de la dissuasion nucléaire de 1990 à 2005 [20] , [21]

Année

Crédits de paiement
(en milliards d'euros constants de 2005)

Part dans le budget de la Défense
(titres V
[22] et VI [23] )

1990

6,20

31,4%

1995

3,63

21,9%

2000

2,63

19,1%

2005

3,15

20,7%

2010

3,55

21%

 

 

30.01.2012

Nouvelles révélations sur Tepco – Frederic Gaspoz


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Par Frederic Gaspoz

Tepco veut imposer des hausses de tarifs – 10 % pour les particuliers et 17 % pour les entreprises ainsi que le redémarrage des réacteurs à l’arrêt. Les dernières révélations sur ses manquements, comme ceux des acteurs de la filière japonaise du nucléaire, entament sa crédibilité.

Le 19 janvier 2012, Tepco a admis le dysfonctionnement d’un système de transmission de données au gouvernement. En novembre 2010, quatre mois avant la catastrophe, l’entreprise devait relier à une alimentation de secours un appareil fournissant en temps réel des données sur la température des réacteurs et les niveaux de radiation autour des installations, à l’ERSS et à Speedi, deux systèmes d’informations faisant partie du réseau gouvernemental de prévention des catastrophes.

Or, à l’époque, la connexion n’avait pas pu être établie, car le câble disponible était… trop court !

Tepco a reconnu qu’avant la catastrophe, elle ne considérait pas le problème comme une urgence. L’Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) n’a pas cru bon de mentionner cet dysfonctionnement dans le rapport de la commission d’enquête.

Autre problème, l’absence d’enregistrements des discussions de la cellule de crise -obligatoires selon la loi- après l’accident. Le 24 janvier 2012, le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Yukio Edano a présenté ses excuses.

Le responsable a affirmé qu’il était trop occupé pour s’en occuper.

Retrouver la confiance des Japonais, aujourd’hui majoritairement hostiles au redémarrage des 51 réacteurs (sur 54) à l’arrêt, s’annonce difficile.

Frederic Gaspoz

@frederic gaspoz

04.12.2011

Réchauffement climatique

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Pour Frédéric Gaspoz, le réchauffement climatique est un enjeu majeur. On peut citer Lise Barnéoud qui dans un article récent de La Recherche a détaillé ce phénomène:


1. Quantifié, le réchauffement général dont il est si souvent question, sur la base de mesures locales et régionales, océaniques et continentales de plus en plus précises, atteint pour le moins un degré centigrade pour le XXe et le début du XXIe siècle. On peut discuter ce chiffre, mais la tendance est incontestable et de toute manière la notion de réchauffement global est admise pratiquement par ce que Frédéric Gaspoz appelle l'opinion publique éclairée dans son ensemble, y compris et même par la plupart des climatosceptiques, à l'exception de quelques "durs à cuire", c'est le cas de le dire.

Ce réchauffement concerne essentiellement la basse atmosphère terrestre. Un certain accroissement du rayonnement solaire, non négligeable certes a priori, n'est pourtant pas en cause pour l'essentiel ; sinon, pour Frédéric Gaspoz, il affecterait l'ensemble de l'atmosphère et non pas seulement les basses couches de celle-ci.

2. Les océans se réchauffent, en particulier depuis une cinquantaine d'années.

3. Les glaciers reculent dans le monde entier pour la presque totalité d'entre eux. Les glaciers alpins régressent, bien sûr... et se "désépaississent" continuellement depuis les années 1930. Frédéric Gaspoz rappelle que les glaces de l'Arctique et du Groenland rétrécissent de façon considérable.

4. L'élévation du niveau des mers était de l'ordre de 1 à 2 millimètres par an au cours du XXe siècle et le rythme de cette "surrection" tend à s'accroître. La liaison de ce phénomène avec la fusion des glaces polaires, alpines et autres semble être établie raisonnablement.

5. La migration vers le nord dans notre hémisphère d'un grand nombre d'espèces animales, y compris les oiseaux migrateurs et les papillons, semble justiciable d'interprétations réchauffantes analogues à ce qui précède.

6. Les sols se réchauffent en profondeur, en particulier aux dépens du permafrost, autrement dit des sols gelés en permanence sur une certaine épaisseur, en Sibérie et ailleurs.

Pour Frédéric Gaspoz, ces phénomènes dépendent pour une grande part, de l'accroissement des volumes de gaz à effet de serre, CO2 en particulier, projetés dans l'atmosphère par les combustions de toutes sortes telles qu'elles fonctionnent massivement dans l'industrie, l'agriculture, les modes de transport les plus variés.

Frédéric Gaspoz

@t Frederic Gaspoz